Suivi des porteurs de prothèse valvulaire : tout ce qu’il faut savoir pour vivre sereinement avec une valve cardiaque
- CECB

- 4 déc. 2025
- 4 min de lecture
Après une chirurgie de remplacement valvulaire, qu’il s’agisse d’une prothèse mécanique ou d’une prothèse biologique, un suivi cardiologique régulier est indispensable.
Ce suivi permet de vérifier le bon fonctionnement de la valve, de prévenir les complications et d’adapter le traitement au fil du temps. À la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux, notre centre de cardiologie accompagne de nombreux patients porteurs de prothèses valvulaires dans le cadre d’un suivi spécialisé et personnalisé.

Pourquoi faut-il un suivi après la pose d’une prothèse valvulaire ?
Un contrôle à vie, même en l'absence de symptômes
La chirurgie valvulaire permet de corriger une valvulopathie sévère (rétrécissement aortique, insuffisance mitrale, etc.). Mais l’implantation d’une prothèse cardiaque, qu’elle soit mécanique ou biologique, nécessite un contrôle médical régulier tout au long de la vie. En effet :
Les valves prothétiques peuvent présenter des usures, dysfonctionnements ou fuites.
Le traitement anticoagulant, souvent nécessaire, doit être étroitement surveillé.
Le cœur peut évoluer dans le temps, même après une intervention réussie.
Le suivi permet d’anticiper et de prévenir les complications, parfois silencieuses, avant qu’elles ne deviennent graves.
Quelle est la différence entre une prothèse mécanique et une prothèse biologique ?
Prothèse mécanique : durable mais anticoagulant à vie
Les prothèses mécaniques sont en matériaux synthétiques (carbone, titane) et ont une durée de vie très longue, souvent à vie. Leur principal inconvénient est qu’elles nécessitent un traitement anticoagulant permanent spécifique (antivitamine K) pour éviter la formation de caillots.
Prothèse biologique : mieux tolérée, mais durée limitée
Les prothèses biologiques, issues de tissus animaux (porcins ou bovins), ont l’avantage de ne pas nécessiter d’anticoagulants au long cours (sauf indication associée), mais elles ont une durée de vie plus courte (10 à 15 ans selon les cas), ce qui peut impliquer une nouvelle intervention à moyen terme.
Le type de prothèse implantée influence donc le rythme et le contenu du suivi cardiologique.
Quels sont les examens de suivi à réaliser ?
Le suivi repose principalement sur :
L’échographie cardiaque transthoracique (ETT)
C’est l’examen de référence pour :
Vérifier le bon fonctionnement de la prothèse (ouverture, fermeture, gradients)
Détecter une fuite, un rétrécissement, ou un mauvais positionnement
Contrôler la fonction globale du cœur (fraction d’éjection, cavités)
À la Clinique Saint-Augustin, l’échographie cardiaque est réalisée sur place, par votre cardiologue, lors de la consultation.
L’électrocardiogramme (ECG)
Il permet de détecter des troubles du rythme, fréquents après une chirurgie cardiaque (fibrillation auriculaire, BAV…).
Le dosage de l’INR (pour les prothèses mécaniques)
Les seuls anticoagulants utilisables en cas de prothèse mécanique sont les antivitamines K, leur efficacité nécessite une surveillance biologique.
Indispensable pour ajuster le traitement anticoagulant, l’INR doit être contrôlé régulièrement pour maintenir un équilibre entre risque thrombotique et risque hémorragique.
Des examens complémentaires si nécessaire
Dans certains cas, le cardiologue peut prescrire :
Une échographie transœsophagienne (ETO)
Une scanner cardiaque (TDM)
Une épreuve d’effort en cas de symptômes à l’effort
À quel rythme faut-il consulter ?
Le rythme du suivi dépend de plusieurs facteurs : type de prothèse, âge du patient, présence ou non de symptômes, antécédents médicaux.
Voici une recommandation générale :
Type de prothèse | Suivi initial | Suivi long terme |
Mécanique | À 6-12 mois post-op puis annuel | Échographie annuelle, INR mensuel ou plus fréquent |
Biologique | À 6-12 mois post-op puis tous les ans | Plus fréquent après 8-10 ans (risque de dégénérescence) |
En cas de symptômes nouveaux (essoufflement, palpitations, fatigue, malaise), il est recommandé de consulter immédiatement.
Il est aussi très important de lutter contre les potentiels foyers de bactérie. Un suivi chez le dentiste 2 fois par an est recommandé.
Quels signes doivent alerter un porteur de valve cardiaque ?
Même avec un bon suivi, certains signes doivent vous pousser à consulter rapidement :
Essoufflement inhabituel ou majoré
Fatigue inexpliquée ou vertiges
Palpitations ou irrégularité du rythme cardiaque
Douleurs thoraciques
Fièvre prolongée, qui peut évoquer une endocardite (infection de la valve)
Chez les porteurs de prothèses mécaniques, un INR trop bas ou trop élevé peut être dangereux. N’hésitez pas à consulter en urgence en cas de saignement ou de symptômes neurologiques.
En cas de fièvre persistante, il est nécessaire de réaliser une prise de sang avec hémocultures avant de débuter des antibiotiques.
Pourquoi consulter à la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux ?
À la Clinique Saint-Augustin, notre équipe de cardiologues experts assure un suivi spécialisé des patients porteurs de valves cardiaques, en collaboration étroite avec les chirurgiens cardiaques, en cas de besoin.
Nous disposons d’un plateau technique complet sur place (échographie, ETO, scanner cardiaque) pour un bilan rapide et précis, sans attendre de rendez-vous hospitalier.
Chaque patient bénéficie d’un suivi personnalisé, adapté à son type de prothèse, à son traitement, et à son mode de vie.
Conclusion : un suivi rigoureux pour protéger votre cœur sur le long terme
Vivre avec une prothèse valvulaire, c’est possible, à condition de rester étroitement suivi par votre cardiologue. Échographies régulières, surveillance de l’INR, traitement adapté… Ces mesures permettent d’assurer la longévité de la prothèse et de préserver votre qualité de vie.
Vous êtes porteur d’une valve mécanique ou biologique ? Vous avez été opéré récemment ou il est temps de faire un bilan ?
Prenez rendez-vous avec un cardiologue expert à la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux pour un suivi complet et individualisé.



