Dilatation de l’aorte thoracique : faut-il s’en inquiéter ?
- CECB

- 17 déc. 2025
- 4 min de lecture
Découvrir qu’on présente une dilatation de l’aorte thoracique peut être source d’inquiétude. Ce diagnostic, souvent fait lors d’un examen d’imagerie, soulève de nombreuses questions : est-ce grave ? Cela va-t-il évoluer ? Faut-il opérer ? Dans notre service de cardiologie à la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux, nous prenons en charge cette pathologie de façon complète, en lien étroit avec des chirurgiens spécialisés. Voici les réponses aux questions que vous vous posez.

Qu’est-ce que l’aorte thoracique, et pourquoi peut-elle se dilater ?
L’aorte est la plus grande artère du corps humain. Elle naît du cœur, traverse le thorax (on parle alors d’aorte thoracique) puis l’abdomen (aorte abdominale), et distribue le sang oxygéné à l’ensemble des organes.
La paroi de l’aorte est normalement souple et résistante, mais elle peut, avec le temps ou en cas de facteurs de risque, se dilater : on parle alors d’anévrysme de l’aorte thoracique. Cela signifie que le diamètre de l’aorte dépasse les valeurs normales (en général au-delà de 40 mm).
Cette dilatation est souvent progressive et silencieuse, mais elle peut devenir dangereuse si elle évolue.
Quelles sont les causes d’une dilatation de l’aorte thoracique ?
Les causes sont variées, mais certaines situations sont plus à risque :
L’hypertension artérielle : elle fragilise la paroi aortique au fil des années.
Le vieillissement naturel des tissus.
Les maladies génétiques du tissu conjonctif : comme le syndrome de Marfan, le syndrome de Loeys-Dietz ou le bicuspidisme aortique (valve aortique à 2 feuillets au lieu de 3).
Des antécédents familiaux d’anévrysme ou de dissection aortique.
Une maladie inflammatoire ou infectieuse, plus rare.
La bicuspidie aortique est une malformation congénitale fréquente, souvent associée à une dilatation progressive de l’aorte.
Quels sont les symptômes d’une dilatation de l’aorte thoracique ?
Dans la majorité des cas, la dilatation est asymptomatique. Elle est souvent découverte fortuitement lors d’une échographie cardiaque, d’un scanner ou d’une IRM thoracique réalisés pour un autre motif.
Dans certains cas, elle peut s’accompagner de douleurs thoraciques ou dorsales ou d’essoufflement.
Ces signes ne sont pas spécifiques, mais doivent alerter. L’un des risques majeurs, bien que rare, est la dissection aortique, une urgence vitale liée à une rupture de la paroi de l’aorte.
Comment diagnostique-t-on une dilatation de l’aorte thoracique ?
Le diagnostic repose sur l’imagerie médicale. Dans notre service de cardiologie, nous réalisons les examens suivants :
L’échocardiographie transthoracique
C’est le premier examen réalisé en consultation. Elle est non invasive, non douloureuse et permet de :
Mesurer le diamètre de l’aorte ascendante
Évaluer la valve aortique, notamment en cas de bicuspidie ou de fuite aortique
Surveiller l’évolution dans le temps
Notre centre est reconnu pour son expertise en échocardiographie, avec un matériel de haute précision et des cardiologues spécialisés en imagerie cardiaque.
Ces examens permettent une mesure très précise du diamètre de l’aorte tout au long de son trajet (aorte ascendante, crosse, descendante). Ils sont indispensables pour :
Évaluer l’étendue de la dilatation
Préparer une éventuelle intervention chirurgicale
Surveiller les formes à risque
Quelle est la surveillance recommandée ?
Tout dépend du diamètre mesuré et de la vitesse d’évolution. Voici quelques repères :
Aorte < 45 mm : simple surveillance échographique annuelle
Aorte entre 45 et 50 mm : surveillance rapprochée (tous les 6 à 12 mois)
Aorte > 50 mm : une évaluation chirurgicale est discutée.
Une progression rapide du diamètre (> 3 mm/an) est également un critère d’alerte.
Notre équipe vous accompagne dans cette surveillance personnalisée, en lien étroit avec les chirurgiens spécialisés.
Quand faut-il envisager une opération de l’aorte ?
L’indication opératoire dépend de plusieurs éléments :
Le diamètre de l’aorte
La vitesse de progression
La présence de symptômes
L’existence d’autres anomalies associées (fuite aortique, bicuspidie, antécédents familiaux, maladie génétique des tissus conjonctifs…)
À la Clinique Saint-Augustin, nous travaillons en étroite collaboration avec une équipe de chirurgiens cardiaques et vasculaires spécialisés dans la chirurgie de l’aorte thoracique.
L’intervention consiste généralement à remplacer le segment dilaté par une prothèse vasculaire, parfois associée à un geste sur la valve aortique.
Vivre avec une dilatation de l’aorte : quelles précautions ?
Si une dilatation est diagnostiquée mais ne justifie pas encore d’intervention, plusieurs mesures permettent de limiter les risques :
Contrôle rigoureux de la pression artérielle
Éviter les efforts physiques violents ou les sports de contact
Surveillance échographique, Scannographique ou en IRM régulière
Nous vous accompagnons dans cette prise en charge préventive, avec un suivi personnalisé et une coordination avec votre médecin traitant.
En résumé : faut-il s’inquiéter d’une dilatation de l’aorte thoracique ?
Pas forcément. Beaucoup de dilatations restent stables pendant des années et ne nécessitent qu’une surveillance régulière. Cependant, il est essentiel de poser un diagnostic précis, d’identifier les causes, et de suivre l’évolution dans le temps.
Une prise en charge spécialisée permet de prévenir les complications et d’intervenir au bon moment, en toute sécurité.
Vous avez été diagnostiqué(e) avec une dilatation de l’aorte thoracique ?
Prenez rendez-vous avec notre équipe de cardiologues à la Clinique Saint-Augustin à Bordeaux pour une évaluation complète, incluant l’échocardiographie, les examens complémentaires nécessaires, et, si besoin, un avis chirurgical.
Nous travaillons au sein d’un réseau d’excellence en imagerie et en chirurgie cardiaque de l’aorte pour vous assurer la meilleure prise en charge.
